Le shiatsu dans l’accompagnement d’une psychothérapie

Posté par le 02/22/2017 | Pas de commentaires
Le shiatsu dans l’accompagnement d’une psychothérapie
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Le shiatsu est maintenant bien reconnu comme thérapie manuelle, ainsi que ses effets bénéfiques sur la réduction du stress, la libération des tensions musculaires et douleurs, le renforcement de la vitalité ou la régulation des désordres chroniques.

Sont moins connus ses effets sur un plan émotionel. En venant stimuler l’énergie par le travail sur les méridiens, le shiatsu permet également de relier le corps et les aspects psychologiques et ceci peut être très précieux en soutien d’une psychothérapie. La praticien, un peu comme un potier, accompagne le patient de petit à petit trouver sa forme, son

Le shiatsu, à la recherche des mémoires enfouies

Au sein de l’Espace Floréal, notre équipe de thérapeutes accompagne souvent les patients en synergie. Dans le cas d’une psychothérapie par exemple, le shiatsu permet souvent de « gagner » du temps, en permettant au patient d’accéder à des souvenirs traumatiques engrangés dans le corps, et qui vont pouvoir plus facilement se libérer.

Le shiatsu, parce qu’il instaure une profonde détente et met le patient dans un léger état hypnotique, permet ainsi parfois, par le biais du corps, des prises de conscience ou la remontée de souvenirs enfouis . Le psychothérapeute prend ensuite le relais pour aider le patient à analyser cette expérience sensorielle. Parfois, il permet de libérer simplement une émotion bloquée, sans forcément lui trouver une explication, comme ce patient qui pleure à chaque fois que je touche son cou, mais ne comprend pourquoi…

Le shiatsu, une aide à la concrétisation

A l’inverse, je reçois aussi des patients en analyse qui ont souvent parfaitement compris leurs schémas de dysfonctionnement et les raisons de leurs souffrances, d’un point de vue intellectuel…mais qui restent bloqués dans leurs actions ou dans leurs désordres physiques. Le shiatsu permet alors de relier le corps et le plan émotionnel, de créer ainsi un pont pour permettre au patient de se libérer réellement et de concrétiser sa transformation. Les douleurs chroniques disparaissent soudainement, des émotions bloquées se libèrent, des actions se mettent en place.

Dans la médecine chinoise, nous parlons des trois trésors “San bao” ou 3 fréquences vibratoires différentes de l’énergie : le Jing lié à la matière (corps), le Qi (souffle vital) et le Shen (esprit). Le Qi qui nous anime permet ainsi de relier le corps et l’esprit. On l’associe au plan médian, à la poitrine et aux émotions. Par l’action sur le Qi que permet le shiatsu, (mais aussi l’acupuncture ou le Qi Gong) le lien corps/ esprit se répare et se réactive. N’oublions pas le sens étymologique d’émotion, qui vient du latin  motio : mettre en mouvement. Les patients reviennent, étonnés d’avoir pu enfin concrétiser un souhait, d’avoir enfin pu parler ou de rentrer dans une phase beaucoup plus créative de leur vie.

Le shiatsu, toucher réparateur

Dans le cas de traumatisme et maltraitance physique, le shiatsu peut également être d’une grande aide. Le patient expérimente alors un toucher réparateur : ” je découvre un toucher chaste” me dit une jour une patiente qui a été abusée sexuellement pendant son enfance.

Dans notre culture, le toucher est peu valorisé, et souvent à connotation sexuelle.  Le shiatsu utilise un mode de toucher neutre, qui n’attend rien en retour, un toucher doux et puissant en même temps, un toucher qui soutient mais laisse libre. Ce toucher peut s’apparenter au toucher d’une mère pour son enfant, une main qui est là en cas de besoin, et qui aide l’enfant à avancer. La simple expérimentation de recevoir ce toucher neutre et respectueux peut être extrêmement réparatrice sur un corps dont les cellules ont mémorisé que toucher = violence et danger.

Le shiatsu prend alors toute sa dimension d’art du toucher. Le praticien se doit d’être dans l’écoute et de se laisser guider par le patient. Tout est alors question de juste timing. “Vouloir” aider le patient trop vite peut être contre productif, libérer une émotion trop tôt par rapport aux capacités de résilience du patient peut produire l’effet inverse et renforcer le blocage.

Patient et praticien avancent ainsi de concert sur un fil, compagnons équilibristes sur le chemin de la vie.

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